samedi 12 novembre 2011

Triathlon CD Agadir 2011


Le plus compliqué en triathlon c’est la planification.

D’abord la planification des entrainements. Il est évident que la pratique de 3 disciplines demande un investissement et des sacrifices personnels très importants. Contrairement au running où une paire de chaussures peut faire l’affaire, la natation demande….une piscine et donc des horaires précis, et le vélo demande…des sorties de 4 à 8h. Finalement, vous êtes perpétuellement en train de courir après le temps pour caler une séance d’entrainement entre la famille, le boulot (oui quand même) et les potentiels autres loisirs ou temps libres restant sur les 48h que composent une journée de triathlète:
  • « Tiens il est 23h, si je me faisais une séance de HomeTrainer ? »
  • « 5h du mat ? Si je pars tout de suite je peux me faire 1h d’endurance active running»
  • #En pleine réunion à 20h# «Excusez-moi je vais devoir vous laisser mais j’ai un autre rdv »…entendez par là : j’ai piscine !

Bref les entrainements triathlon sont chronophages.

Ensuite vous avez la planification des compétitions…là aussi une gageure ! Conditions météorologiques obligent en France, les triathlons se déroulent entre les mois de Mai et Septembre. Ensuite chômage sportif pour tous….Alors quand j’ai vu qu’il lançait le 1er triathlon CD international à Agadir en Novembre…je n’ai pas hésité !...



Me voilà donc à Agadir, sur une plage magnifique, face à l’Océan Atlantique. Il fait plus de 20°, du bonheur…L’équipe E&Y ITRA est quasiment au complet. Ben avec moi sur la ligne de départ et Elwalid et Raph dans les tribunes avec appareils photos et banderoles.



Au parcours, un triathlon dit Courte Distance (CD) : 1km5 de natation, 40 bornes de vélo et 10km de course à pied sur le remblai.

Le départ est donné sur la plage et les concurrents se ruent dans l’eau en essayant de passer les vagues énormes qui se forment. Nous ne sommes qu’une centaine de participants. Ça change des 2000 fous lors de l’Ironman de Nice, c’est d’ailleurs plutôt agréable. C’est la première fois que je nage aussi tranquillement. Pas de coup de poing, pas de vague humaine qui me passe dessus…par contre une houle qui me fait boire pas mal de tasses.
Je passe la première bouée sans trop dériver et reviens vers la rive pour la sortie dite à l’australienne (on sort de l’eau en courant pour repartir un tour en mer). Elwalid et Raph sont là et m’encourage.



Le 2eme tour est sans encombre et me fait sortir de l’eau 39ème alors que Ben, dit le « Triton » est déjà à une belle 10ème place.

Je grimpe sur mon vélo…enfin « un » vélo…Oui le Maroc c’est beau, c’est chaud et y a des chameaux… mais c’est loin. Avec Ben on a été obligé de louer des vélos sur place. Pour ma part j’ai réussi à dégoter un Giant Trinity mais sans pédale automatique….haiiii et avec changement de vitesse sur le prolongateur modèle chrono…oups jamais utilisé…avec le vent ça va être sympa de jouer les équilibristes.
Sans pédale automatique, ça fait vraiment bizarre. Seules les cuisses sont sollicitées. Je pousse à mort et dans la première grande ligne droite je croise Ben qui est dans l’autre sens. Il a environ 5min d’avance. Le voir me motive et je m’accroche. Cependant il n’y a pas grand monde pour faire des relais et le vent est tout simplement monstrueux. Je reste scotché sur place comme si j’étais sur mon home trainer.

Au bout de 10km était annoncé une petite côte…je prends le rond-point et tourne à droite et la THE WALL. Une côté de 12% sur 5 bornes vent de face. Je suis debout sur mon vélo et essaye de pousser mais rien y fait je n’avance pas. En fin de côte, je croise Ben qui descend, j’ai repris un peu de temps quand même. Arrivé en haut nous faisons ½ tour et c’est repartit vent de dos cette fois-ci, vroooooooouuum !

Grâce à mon acharnement je rattrape Ben lors de la 2ème montée. Il est descendu de son vélo, vaincu par ce mur de pierre. Nous restons ensemble et je prends le premier relais…puis le 2eme…puis le 3eme…He Ben tu dors ? Il est vidé et n’arrive pas à relancer. Il se cale dans ma roue et nous filons vers la zone de transition.



Lorsque je descends du vélo une crampe à l’estomac me terrasse. Je reste plié quelques secondes et file en espérant que ça parte. Je démarre sur un bon 16 à l’heure mais m’aperçoit rapidement que je ne pourrai pas le tenir.





 J’ai mal au ventre, le souffle court. Ben est 50m derrière moi. Le tracé running est composé de 3 boucles sur le remblai, un chemin de croix avec mes maux de ventre. Je lutte, m’accroche et m’effondre au dernier tour, je suis au ralenti. Ben me rattrape et me porte littéralement jusque la ligne d’arrivée.

Nous franchissons la ligne main dans la main en 2h51m57s, 34 et 35ème heureux d’en avoir terminé avec cette épreuve.


Aucun commentaire: